Fermer les yeux se sentir protéger par son ombre
Si grandissante, à la tombée de la nuit
Et puis, venu le jour on découvre que derrière ses belles feuilles
Se cachait, la tentation, le désir,...
Se soumettre à sa force, écouter le bruissement du vent
Les branches qui vous encerclent
Et vous effraie autant qu'elle vous échauffent
Regarder l'herbe et danser la cadence
Se livrer à lui, se plaquer tout contre son écorce
Si rêche, si froide, si masculine
Et savoir, que l'on ne sait rien de ce qu'il cache dans son for antérieur
Mais c'est si fabuleux
Quand je commence à emprunter ce chemin,
Je n'écoute qu'un minimum ma raison
A quoi bon, réfléchir
Il n'y aura peut-être plus de demain
Comme la pluie dans ses rainures, le temps défile
Il s'approche, vous heurt et vous sépare
Le contact devient alors froid, distant et faux
Les autres n'y voit rien
Qu'une personne rentrant chez elle
Sous son parapluie afin de masquer sa joie
Quand celle-ci est partagée elle diminue le plaisir
Alors, on la garde bien secrète...



